2025 fut mouvementée : pleine de rebondissements concernant la politique, qu’elle soit nationale ou internationale, l’année que nous laissons derrière nous fut en tension géopolitique, écologique et financière et laisse un goût d’amertume en bouche. Serait-ce pourquoi le public a apprécié plus largement des films faisant écho à des thématiques liées à la nature et à la culture ?
Le trio de tête interroge en effet notre rapport à l’environnement, à la nature et aux paysages. La géographie y est abordée sous différentes formes : périurbaine et française dans La Diagonale du vide, présentant une France des ronds-points, des petites villes et des campagnes ; centrée sur la cohabitation entre humains et ours polaires au sein de Churchill, la ville des ours polaires, où la baie d’Hudson s’anime entre tourisme animalier et reportages horrifiques ; entièrement urbaine avec L’Amour existe, le classique empreint de nostalgie de l’enfance de Maurice Pialat qui explore les banlieues parisiennes.
Enfin, deux portraits d'artistes non conventionnels occupent également une place importante sur le podium. Dans Apolonia, Apolonia, Léa Glob suit sur dix ans l’émergence de l’artiste contemporaine Apolonia Sokol et son engagement total pour la peinture. Elle relate aussi une histoire d’amitié profonde entre créatrices. De son côté, Jack Hazan propose un portrait en mise en abyme du peintre David Hockney entre ses périodes anglaise et californienne. A Bigger Splash mêle à la manière du peintre un travail hyperréaliste avec des scénarios fictionnels en trompe-l’œil sur les amitiés et amours masculines. Entre quelques scènes de piscines ensoleillées, il laisse entrapercevoir la libération sexuelle des sweet sixties.
Véritable odyssée dans les zones « périphériques » françaises, Diagonale du vide explore des territoires entre ville et campagne, d’un personnage à un autre. Heureusement : l'amour existe.
Churchill, petit village du Nord du Canada au bord de la baie d’Hudson, est encerclé par la toundra et n’est accessible qu'en avion. La cohabitation avec l’ours polaire a façonné son histoire. L’animal, désormais protégé, hante ses rues, provoquant une véritable aubaine touristique et parfois, le plus grand effroi des habitants.
« Longtemps j’ai habité la banlieue. » Une voix dure s’élève, portée par un regard tranchant. Pendant dix-sept minutes, elle dit le béton, la grisaille, la promesse non tenue des cités nouvelles d’après-guerre. L’Amour existe (1961) de Maurice Pialat est un cri tardif, une errance poétique dans un nouveau monde quadrillé par l’ennui.
Quand Léa Glob commence à filmer Apolonia Sokol, la réalisatrice ne s’imagine sans doute pas que le portrait de cette jeune peintre va se muer en une épopée intime et sinueuse présentant treize années de la vie d’une artiste-femme, de la bohème à l’ascension.
Dans l’une de ses toiles les plus célèbres, le peintre britannique David Hockney offre un précipité saisissant de ses émotions et de sa mélancolie après une brutale rupture amoureuse. A Bigger Splash est un plongeon dans l’intimité du peintre, le portrait d’un grand artiste et de son expérience créative.
Des montagnes pyrénéennes vers l’Atlantique, entre Béarn et Pays-Basque, s'écoulent de belles rivières naguère sauvages et poissonneuses. Aujourd’hui, leur niveau baisse, les nappes phréatiques rétrécissent, les agriculteurs ne peuvent plus irriguer leurs cultures et les crues menacent. Une poignée de pêcheurs et de citoyens s’engagent pour sauver l’avenir de nos rivières et de leurs paysages.
Bovines est une expérience esthétique inédite dans laquelle le spectateur est projeté dans un pâturage auprès d’animaux imposants et fascinants : les vaches.
À l’hôpital Beaujon de Clichy, aux portes de Paris, les patients relevant de soins psychiatriques sont désormais pris en charge par un unique psychiatre mobile, secondé par des internes. Le docteur Jamal Abdel-Kader court d'urgence en urgence, avalant des kilomètres de couloirs pour porter secours, écouter et maintenir coûte que coûte la relation thérapeutique.
Dans les années 1950-60, un petit coin de paradis des Catskills, dans l'État de New York, abrite le premier réseau clandestin de travestis. La maison de Susanna, alias féminin de Tito, et de sa femme Maria, est devenue un club privé dont les invitées sont de délicates femmes américaines. Que se jouait-il dans le cœur des personnes venues chercher un peu de paix et de joie à la Casa Susanna ?
Tout à l’ouest de l’Espagne en Galice, un voyage au pays des chevaux sauvages commence. Une tradition remontant au 15ème siècle met en scène l’affrontement spectaculaire entre l'homme et le cheval.