les yeux d'oc

  • Aisheen (Still alive in Gaza), Nicolas Wadimoff

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    Les yeux doc est la plateforme numérique du Catalogue national de la Bibliothèque publique d'information. Elle présente une sélection de films documentaires français et internationaux, constamment actualisée et éditorialisée. Elle est diffusée dans les bibliothèques françaises, auprès des usagers de ces bibliothèques, pour des consultations sur place ou à domicile.

7 jours, un film

Avril 50

Bénédicte Pagnot, 2007, 30 min

En avril 1950, des grèves éclatent à Brest sur les chantiers de l'arsenal et dans le bâtiment. Une manifestation violente, le 17 avril, tourne mal, les forces de l’ordre tirent. Un manifestant, militant cégétiste et catholique pratiquant, Edouard Mazé, est tué. Quatre manifestants sont blessés. De nombreux autres sont arrêtés. Le lendemain, le cinéaste René Vautier, à l’époque recherché par la police pour le film «Afrique 50», arrive à Brest pour filmer la ville en deuil. Son film «Un Homme est mort» sera projeté aux grévistes. Puis le film est perdu, détruit. Cinquante ans plus tard, deux auteurs de bande dessinée décident de raconter cette histoire. Kris, qui a toujours baigné dans «une atmosphère populaire et bretonne» s’est documenté, a consulté les archives et a écrit un scénario racontant avec précision le déroulement des événements, décrivant les lieux des manifestations auxquelles participa son grand-père. Puis il a proposé son scénario au dessinateur Étienne Davodeau. Le film de Bénédicte Pagnot retrace les principales phases de création de l’album «Un Homme est mort», paru fin 2006 chez l'éditeur Futuropolis.

Tribune

Pour Oleg Sentsov

Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, originaire de Simferopol, en Crimée, a été condamné en 2015 à 20 ans de colonie pénitentiaire par un tribunal militaire russe pour avoir milité contre l’annexion de la Crimée par la Russie. Il purge sa peine à la prison de Labytnangui, au nord du cercle polaire. Depuis le 14 mai, il a entamé une grève de la faim pour attirer l’attention des médias sur la situation des prisonniers politiques ukrainiens.

Révélé sur le tard, Oleg Sentsov a réalisé deux courts métrages puis un premier long métrage, Gaamer, en 2011. Bien que fictionnel, le film est basé sur son expérience personnelle en matière de jeux vidéo et se déroule dans le cadre réel d’un tournoi. L’engagement politique, puis l’incarcération de Sentsov, ont mis un terme, que l’on veut espérer provisoire, à deux nouveaux projets de films. Lui-même est devenu « acteur » de son propre procès, dans The Trial : The Federation of Russia vs. Oleg Sentsov, réalisé par le documentariste d’origine ouzbèke Askold Kurov.

 

Dans son édition datée du 22 août, le journal Le Monde a publié un article sous le titre: « Oleg Sentsov peut mourir à chaque minute qui passe ». Elle est signée d’un collectif rassemblant de nombreuses personnalités du cinéma et des lettres.

Pour toute information consulter le site de la société des réalisateurs de films: www.la-srf.fr ou FaceBook: @la.srf

 

Pour mieux comprendre la situation géo-politique dans l’ex-URSS, « Les yeux doc » vous propose de découvrir le film Mariupolis de Mantas Kvedaravicius, filmé en 2015 dans la ville de Marioupol, à l’Est de l’Ukraine, au cœur du conflit qui oppose l’Ukraine et les séparatistes pro-russes.

À suivre aussi, le travail du cinéaste allemand Volker Koepp de plus en plus dirigé vers les territoires de l’Est, de la Baltique à la mer noire. Son film de 2013, En Sarmatie (In Sarmatien), s’attache aux destins contrariés des populations de Russie, Lituanie, Biélorussie, Pologne, Moldavie, Ukraine, mettant en évidence le déchirement de l’exil pour les uns, le regret d’être resté pour d’autres.

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