En 1950, René Vautier, jeune cinéaste militant, sillonne l’Afrique de l’Ouest avec sa caméra et filme l’envers du décor d’une Afrique meurtrie par la domination blanche et coloniale. Afrique 50 commence comme un document pédagogique sur la vie quotidienne de villages au bord du Niger, avec ses enfants joueur·ses, ses pêcheurs valeureux et ses femmes vaillantes. Mais très vite, le commentaire devient rageur et vindicatif et les images montrent des hommes en souffrance, esclaves d’une administration française qui exploite les richesses d’un pays qu’elle dirige. Pour ce brûlot contre le colonialisme et les horreurs qu’il engendre, René Vautier est censuré et condamné à un an de prison. Il parvient néanmoins à sauver quelques bobines parmi celles confisquées et à finir le film. Projeté clandestinement jusqu’en 1996, Afrique 50 circule ensuite grâce au Ministère des Affaires étrangères, qui en fait le « témoin d’une réalité trop souvent niée de l’Histoire de France ».
Ben, Jean-Marie et Christian, trois jeunes congolais, consacrent leur vie et leur énergie à renverser le président Joseph Kabila et sortir leur pays d’années de despotisme et de terreur. Ben s’est exilé pour lutter depuis les États-Unis, Jean-Marie a été emprisonné et torturé, Christian tente de rassembler les citoyens dans la rue. Tous les trois ont les mêmes convictions, mais ne sont pas toujours d’accord sur les moyens de mener cette révolution. Étienne Tshisekedi, l’homme du changement, président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), meurt peu de temps après une nouvelle réélection de Kabila en 2017. Entre découragements, fraternité et violence, Kinshasa Makambo suit cette jeunesse qui espère voir un jour son pays libre.
« Pour libérer notre peuple, nous avons besoin de personnes éduquées ». En 1965, en Guinée Bissau, un réseau d’écoles est créé afin d'enrayer l’analphabétisme et ainsi accompagner la lutte contre le colonisateur. Au fil des bombardements de l’occupant, les écoles se déplacent et deviennent mobiles, éphémères. Elles s’installent notamment dans la mangrove, forêt marécageuse et formidable écosystème, qui offre aux populations un refuge et une cachette. Constituée de végétaux ligneux, la mangrove devient la métaphore des réseaux de lutte qu’elle abrite. Mangrove school suit des élèves qui, dans ces classes singulières, apprennent ce que leurs ancêtres leur ont légué : « garder cette terre nôtre ».
« Ghana ! Rêver l'indépendance 1957–1976 »
« Paul Kodjo : Photoromance »
« Sammy Baloji. Paysage prisme : une traversée katangaise »
« Thato Toeba. Tout le monde peut être lucifer »