J'ai choisi les vivants
À Mellionnec, une femme entretient son gîte et travaille son terrain sans relâche, entourée par une paisible nature. Derrière cette vitalité apparente, elle livre le récit d'une vie marquée par des infortunes et des rencontres avec la mort, portée par une croyance dans les destins et les « synchronicités de l'existence ».
Le film œuvre sur un contraste : d'un côté, le cycle de la nature, l’eau qui dort et la chute des arbres ; de l'autre, la ligne droite d'une vie humaine soumise aux aléas du sort.
Thierry Salvert, avec humour, filme Michèle en pleine action. On découvre une femme qui a choisi la vie malgré les épreuves. Face caméra, elle évoque avec franchise un passé compliqué lors duquel elle a côtoyé la mort à plusieurs reprises. Pourtant, Michèle préfère parler de « synchronicités », ces coïncidences étranges qui ont jalonné sa route et donné un sens à son parcours, qui semble avoir trouvé une fin heureuse à Mellionnec. En la filmant dans le soin qu'elle apporte à son habitat, le réalisateur semble nous dire que s'occuper du vivant est une belle manière de rester debout.