les yeux d'oc

Cocteau et compagnie

Cocteau et compagnie

«S'approcher de Cocteau par l'effet de surface qu'il donne, affiche, entretient même, dans ses relations avec ses contemporains, avec ses proches aussi, plongé dans le tourbillon des mondanités, des élégances puis briser cette surface, faire entrevoir la profondeur, l'abîme, l'homme seul»: le réalisateur manifeste dans sa note d'intention sa volonté d'aller contre la réputation de superficialité attachée à Jean Cocteau, en mettant en œuvre une dialectique de la surface et de la profondeur dans le portrait qu'il prévoit de réaliser. À partir d'une riche iconographie composée de photos, dessins et peintures, d'une sélection pertinente dans les nombreuses archives cinématographiques, télévisuelles et sonores consacrées à Cocteau, des répétitions d'une pièce de théâtre, de prises de vue réelles, et en recourant à la palette graphique qui recrée la vivacité du trait de l'artiste, dont on voit les dessins apparaître progressivement à l'écran, Jean-Paul Fargier propose un portrait vivant dont le commentaire, à la première personne, dit par Daniel Mesguich, est composé d'extraits du Journal, «Le Passé défini», et de morceaux choisis dans la collection de portraits que Cocteau n'a cessé de tracer de tous ses amis et relations. Le film évoque bien l'artiste foisonnant, ses rencontres capitales et témoigne de sa prodigieuse créativité ; il rend compte aussi de ses interrogations intimes sur la mort, la religion, l'homosexualité, les rêves, le cinéma.

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