les yeux d'oc

  • Aisheen (Still alive in Gaza), Nicolas Wadimoff

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    Les yeux doc est la plateforme numérique du Catalogue national de la Bibliothèque publique d'information. Elle présente une sélection de films documentaires français et internationaux, constamment actualisée et éditorialisée. Elle est diffusée dans les bibliothèques françaises, auprès des usagers de ces bibliothèques, pour des consultations sur place ou à domicile.

7 jours, un film

Ce bureau, toute une vie

Julien Donada, 2008, 52 min

Un bâtiment emblématique, la tour EDF d'Issy-les-Moulineaux, construite par un cabinet d’architecture collectif, l'Atelier de Montrouge, est en cours de démolition. A cette occasion, le réalisateur évoque le passé de la tour en entremêlant trois histoires qui structurent le film : celle de la construction de la tour de 1968 à 1975 avec Gérard Thurnauer, l’un des architectes, celle de la technologie avec les ingénieurs informaticiens qui racontent les débuts de l’informatique, et celle des hommes qui ont travaillé là pendant 30 ans. Destinée à recevoir la cellule informatique de l'entreprise avec le plus gros ordinateur d'Europe à l’époque, la tour devait offrir aux salariés d’EDF des conditions de travail agréables avec notamment des clubs sportifs et culturels hébergés dans les sous-sols. Aujourd'hui, la tour doit faire place aux projets de Bouygues-Telecom. Le film apporte des éléments de réflexion sur la rénovation urbaine. Qu’est-ce qu’un patrimoine architectural, s’interroge l’architecte, et plus largement, avec le triomphe de l’éphémère, vers quel modèle de société nous dirigeons-nous ?

Tribune

Pour Oleg Sentsov

Le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, originaire de Simferopol, en Crimée, a été condamné en 2015 à 20 ans de colonie pénitentiaire par un tribunal militaire russe pour avoir milité contre l’annexion de la Crimée par la Russie. Il purge sa peine à la prison de Labytnangui, au nord du cercle polaire. Depuis le 14 mai, il a entamé une grève de la faim pour attirer l’attention des médias sur la situation des prisonniers politiques ukrainiens.

Révélé sur le tard, Oleg Sentsov a réalisé deux courts métrages puis un premier long métrage, Gaamer, en 2011. Bien que fictionnel, le film est basé sur son expérience personnelle en matière de jeux vidéo et se déroule dans le cadre réel d’un tournoi. L’engagement politique, puis l’incarcération de Sentsov, ont mis un terme, que l’on veut espérer provisoire, à deux nouveaux projets de films. Lui-même est devenu « acteur » de son propre procès, dans The Trial : The Federation of Russia vs. Oleg Sentsov, réalisé par le documentariste d’origine ouzbèke Askold Kurov.

 

Dans son édition datée du 22 août, le journal Le Monde a publié un article sous le titre: « Oleg Sentsov peut mourir à chaque minute qui passe ». Elle est signée d’un collectif rassemblant de nombreuses personnalités du cinéma et des lettres.

Pour toute information consulter le site de la société des réalisateurs de films: www.la-srf.fr ou FaceBook: @la.srf

 

Pour mieux comprendre la situation géo-politique dans l’ex-URSS, « Les yeux doc » vous propose de découvrir le film Mariupolis de Mantas Kvedaravicius, filmé en 2015 dans la ville de Marioupol, à l’Est de l’Ukraine, au cœur du conflit qui oppose l’Ukraine et les séparatistes pro-russes.

À suivre aussi, le travail du cinéaste allemand Volker Koepp de plus en plus dirigé vers les territoires de l’Est, de la Baltique à la mer noire. Son film de 2013, En Sarmatie (In Sarmatien), s’attache aux destins contrariés des populations de Russie, Lituanie, Biélorussie, Pologne, Moldavie, Ukraine, mettant en évidence le déchirement de l’exil pour les uns, le regret d’être resté pour d’autres.

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