les yeux d'oc

Doux amer

Doux amer

Le film s’ouvre sur une scène énigmatique: la caméra approche doucement d’un corps reposant allongé. On entend le souffle de la respiration. La caméra parcourt lentement l’épiderme du buste jusqu’à une fine et longue cicatrice verticale. Une voix masculine commence un récit, le récit de la découverte de la maladie. Il s’agit du réalisateur lui-même. Atteint du diabète, il met en images les peurs et les sentiments qu’elle provoque. Pour mettre à distance ses émotions, Matthieu Chatellier les dessine: dessins au crayon noir de rêves étranges, frêles silhouettes découpées de docteurs, d’infirmières pour raconter avec humour les draconiennes prescriptions médicales. Il montre aussi les contraintes quotidiennes que la maladie génère, les gestes techniques du contrôle du sucre dans le sang. En contrepoint, il filme ses proches, son épouse Daniela et ses deux petites filles, à la maison ou lors de vacances, les conversations, les rires, les moments doux. Le sentiment de la fragilité de la vie s’est imposé mais l’envie de vivre est là.

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