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Le Reflux

Didier Lambert, ancien détenu libéré il y a dix ans d’une peine de dix ans, accepte d’apparaître face à la caméra de Guillaume Bordier, dans un endroit volontairement neutre: le décor d’un appartement, sur un plateau de cinéma déserté. Tout en laissant libre la parole de Didier, le réalisateur l’aide par ses questions à tenter de «rembobiner ses actions passées». Au fil des réminiscences, Didier finit par évoquer le choc du déroulement du procès d’assises, «enfer glacial d’incompréhension» qui le conduisit à analyser progressivement, dans la solitude de la prison, l’ensemble de sa vie «d’avant», à chercher, parfois dans la douleur, qui il était vraiment. C’est la même démarche qui l’anime dans le film, où il fait montre d’une étonnante volonté d’introspection, au point d’être capable de théoriser son propre enfermement mental, source de ses maux et de ses déboires.

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