les yeux d'oc

Vies parallèles

Vies parallèles (une chronique des années cinquante)

Henry Colomer se souvient son enfance à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Dans ce port catalan situé à la frontière de l'Espagne franquiste, son grand-père, exilé espagnol, lui enseigne la solidarité. Celle qui règne dans les usines où travaillent parents et voisins, parmi les dockers et sur les paquebots pour l’Algérie, qui embarquent de moins en moins de touristes et de plus en plus de soldats. La télévision fascine l’enfant, surtout quand elle narre les exploits dans l'espace de Youri Gagarine. Le cinéma est une découverte fabuleuse. Les collections de timbres, les tissus aux couleurs chatoyantes, la radio, une rose des sables forment un vaste ensemble de curiosités, dominé par une véritable passion pour le chemin de fer. Entre la peur et l’émerveillement, un enfant se construit un petit monde de souvenirs singuliers dont il réalise, longtemps après, qu’il les a partagés avec toute une génération.